Les dernières expositions photos sur Paris
Par Dam², vendredi 10 février 2006 à 13:23 :: Photographie :: permalien :: rss
Vous ne savez pas quoi faire ce week-end ? Une petite exposition photo ça vous dit ? C'est le bon moment, Paris regorge d'expos photo intéressantes en ce moment.
Voici les dernières encore visibles à paris...
On commence par la Maison Européenne de la Photographie qui vous propose plusieurs expositions...
- Bernard Faucon, Rétrospective 1976-1995
(jusqu'au 5 mars)
La Maison Européenne de la Photographie organise la première exposition rétrospective intégrale de l'œuvre de Bernard Faucon, réalisé entre 1976 et 1995. Dix ans après l'interruption décidée de cette œuvre, avec la dernière série "La fin de l'image", il semble important de présenter aujourd'hui son ensemble, de montrer derrière l'étrangeté de ses métamorphoses, la rigueur et la cohérence de son évolution.

- Raymond Depardon, Photographies de Personnalités Politiques
(jusqu'au 5 mars)
Depuis ses débuts, Raymond Depardon a photographié des hommes politiques. Il a réuni 91 de ses photographies, certaines prises au vol lors de reportages, d'autres au cours de séances "plus personnelles". Il a choisi autant de personnalités étrangères que françaises. Chacune est accompagnée d'un texte qui indique les conditions dans lesquelles la photo a été prise et les impressions du photographe. À travers ces portraits, d'Allende à Goukouni Wedeye, de Martine Aubry à Dominique de Villepin, cette exposition montre l'évolution de la de la photographie politique au cours de ces 35 dernières années.

- Pierre Klein, Pariscolor
(jusqu'au 5 mars)
Jeune photographe, Pierre Klein crée un univers flamboyant et jubilatoire. La rencontre avec Jean-Paul Goude, qui lui passe une commande photographique, l'éclaire dans ses recherches stylistiques. Fort de cette expérience, il s'épanouit: exaltant la couleur, utilisant la photographie sur le mode de l'écriture automatique, il assemble les détails de la ville comme un jeu de lego.

La Galerie du Jeu de Paume n'est pas en reste et vous propose elle aussi deux expositions...
- Christer Strömholm
(jusqu'au 19 mars, site Sully)
Stockholm, 1965. La galerie du grand magasin NK propose une exposition de Christer Strömholm, le plus grand photographe scandinave, alors enseignant, et qui marquera trois générations de la photographie d'Europe du Nord. Christer, qui ne s'est jamais préoccupé de son œuvre, ni du marché, qui a quitté très vite le groupe Fotoform d'Otto Steinert, montre ses images comme une évidence : des tirages de 50 x 60 cm, contrecollés sur Isorel, sans cadre, brutaux ou pour le moins directs, juste accrochés par une ficelle fixée au dos. Trois jours après le vernissage, l'exposition est décrochée : elle est trop déprimante, trop radicale, en fait. Inacceptable à ce moment-là, qui veut de la douceur ou de l'anecdote. Le contraire absolu de Christer. Quarante ans plus tard, nous montrons, parce que nous avons eu de la chance que l'essentiel de cette exposition soit préservé, puis retrouvé, une soixantaine d'images, dans leur état originel, qui reconstituent le propos de Christer Strömholm. (...) Notre conviction est que cet ensemble, marqué par l'obsession de la mort, la notion de série et le refus de l'anecdote qui caractérisent l'un des plus importants auteurs européens de la tradition documentaire, est un moment historique essentiel de la photographie en Europe.

- Ariane Michel, Parmi Nous
(jusqu'au 5 mars, site Concorde)
Parmi nous, l’exposition d’Ariane Michel, présente 3 films récents : Rêve de cheval (2004), Sur la terre (2005), et Les Yeux ronds (2006) spécialement produit pour être projeté de nuit sur la façade du Jeu de paume. "Ces trois vidéos mettent en scène des animaux dans leur milieu et dans des situations qui sollicitent leur attention. Je me suis glissée “parmi eux“ et les revoilà “parmi nous“. Le monde fantastique créé par la présence de la bête, devient le sujet du film. Il est reconstruit autour de nous dans une micro-fiction récurrente : une intrusion a lieu et l'animal se retrouve aux aguets. Une attitude qui permet au monde réel de nous apparaître sous un angle nouveau, un angle animal ultra sensible mais dépourvu d'affect."

- Ed Ruscha, Photographe
(jusqu'au 30 avril, site Concorde)
Singulière et inclassable depuis les années 1960, la peinture de Ed Ruscha, volontairement plate, dénuée d'effets de matière, fait l'objet depuis une quarantaine d'années d'une reconnaissance internationale. D'abord nourrie du graphisme et de la standardisation des images, elle joue avec les images et les mots. La photographie a été très tôt pour cet artiste l'outil idéal pour sélectionner ses sujets : "Voir les choses photographiquement a influencé ma manière de penser et de voir". Ce médium constitue également une sorte de modèle pour la facture anonyme des surfaces de ses tableaux et les opérations qui les composent, des cadrages aux changements d'échelle en passant par les jeux de définition. Enfin Ruscha l'utilise directement pour établir sur un mode quasi-documentaire des relevés thématiques et séquentiels, agencés par la suite en livres, réalisés entre 1963 et 1978, dont de nombreux artistes revendiqueront l'influence.

- Craigie Horsfield (jusqu'au 30 avril, site Concorde)
L'œuvre de Craigie Horsfield associe film, photographie, travail sur le son, gravures et dessins. Elle interroge à la fois l'art et la vie, le familier et l'extraordinaire, l'épique et le quotidien, le "temps lent" du présent qui garde trace du passé et amorce le temps à venir. Né en 1949 en Angleterre, disc-jockey en Europe de l'Est dans les années 1970, Craigie Horsfield s'installe dans les années 1980 à Londres où il devient un acteur essentiel de l'approche contemporaine de la photographie. Dans les années 1990, il est un élément moteur du développement de l'art social et des projets collectifs. Horsfield a défendu pendant plus de trente ans l'introduction des œuvres sonores au musée, le potentiel des projections sur écrans multiples comme espace social, et le rôle central du public. Pour l'artiste, "la réalisation d'une œuvre, que ce soit son tirage, sa contemplation ou son effet émotionnel, s'effectue dans notre espace commun, se déroule dans un présent relationnel".

Commentaires
1. Le mardi 21 février 2006 à 18:06, par julie70
2. Le jeudi 23 février 2006 à 13:56, par Dam²
3. Le lundi 9 octobre 2006 à 13:36, par bahia
4. Le dimanche 25 février 2007 à 22:53, par franz manni
5. Le vendredi 9 mars 2007 à 00:37, par lil
6. Le dimanche 18 mars 2007 à 13:53, par Sarah
7. Le samedi 8 septembre 2007 à 12:37, par mesmin ignabode
8. Le mercredi 24 octobre 2007 à 01:44, par Ignabodé Markus
9. Le samedi 17 mai 2008 à 22:22, par mesmin ignabode
10. Le mardi 27 mai 2008 à 20:12, par mesmin ignabode
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